mercredi 2 avril 2014

Avec la paroisse de Saint Jean d’Angély

« Visiter les jeunes couples qui demandent le baptême pour leur enfant »


« Créer un lien fraternel entre les personnes de la paroisse et les couples qui viennent demander un service à la paroisse et que nous ne connaissons pas ». Telle est l’ambition de la paroisse de Saint Jean d’Angély en lançant fin mars 2014 un projet consistant à visiter les jeunes couples qui demandent le baptême pour leur enfant. 

mercredi 26 février 2014

Dans le doyenné de la Haute-Saintonge

« Les enfants invités à observer les différentes parties de la messe »

Regarder les gestes, les attitudes, les paroles… et s’interroger. Dans les 7 paroisses du doyenné de la Haute-Saintonge (Sud de la Charente-Maritime), les enfants qui se préparent à la première des Communions sont invités depuis l’année 2013 à observer à chaque célébration une des 4 parties de la messe : le rassemblement, la Parole, l’Eucharistie et l’Envoi. Après cette période d’observation et d’analyse, une catéchiste les aide à relire et comprendre ce qu’ils ont vécu.

Détails dans le journal paroissial La Riorte des 3 Monts de janvier 2014 : http://ahp.li/736d37a9709ed863784a.jpg


A l’initiative du service diocésain de la catéchèse

« Une journée diocésaine des catéchistes pour entendre le désir des familles et valoriser ce qui dans leur vie parle déjà de Dieu »

Accueillir les familles « en valorisant ce qui est beau et bon en chacune d’elle ». Rendre grâce. C’est à cette attitude évangélique que la 2e journée diocésaine des catéchistes a invité les catéchistes de Charente-Maritime le 12 octobre 2013 à l’abbaye de Sablonceaux. Evêque de La Rochelle et Saintes, Mgr Housset a participé à l’événement.

Pour en savoir plus, lire l’article paru dans le journal paroissial Au fil de la Seudre de janvier 2014 : http://ahp.li/df569a06a55666df26e8.jpg




dimanche 3 novembre 2013

 Sur RCF17, émission du 3 novembre 2013

Caroline Henning responsable pour le diocèse de la pastorale catéchétique à propos du Congrès International de la Catéchèse à Rome du 26 au 29 septembre 2013

http://podcast.rcf.fr/emission/196369/683857 

jeudi 31 octobre 2013

DEMARCHE DIOCESAINE ET CONFIRMATION

Comme chaque année depuis 2011, notre démarche diocésaine s’appuie sur la Parole de Dieu. Après les fiches sur les paraboles de la semence, le Baptême, l’Eucharistie, ce seront celles sur la Confirmation, le troisième des sacrements de l’initiation. Notre démarche diocésaine a pour objectif de développer le nombre de catholiques responsables de l’évangélisation, la leur et celle de leurs familles, amis, voisins, collègues de travail et de sport, etc. La pratique de l’Evangile n’est pas une entreprise humaine qui se juge à ses productions ou à ses résultats financiers. Il s’agit de l’œuvre de Dieu, c’est Lui qui, par le Christ et son Corps qu’est l’Eglise, agit, grâce à son Esprit. C’est en étant davantage unis à Lui que nous contribuerons à son œuvre et à ce qu’Il attend de nous. D’où l’importance de cette méditation en petites équipes de la Parole de Dieu sur trois textes concernant la confirmation. 

Les fruits de ce sacrement sont nombreux. Je me contenterai d’en rappeler deux : 
Il permet d’avoir un discernement spirituel, au sens fort de ce mot.
Il permet de participer à la mission de l’ensemble de l’Eglise.

PRATIQUER LE DISCERNEMENT SPIRITUEL
Si l’Esprit nous est définitivement donné, c’est pour que nous ressemblions de plus en plus au Christ et trouvions ainsi notre plénitude personnelle. Car « devenir semblables au Christ » (selon la magnifique oraison sur les offrandes à la messe de confirmation), nous permet de devenir vraiment nous-mêmes. L’Esprit Saint nous apprend, lentement mais sûrement, à voir comme le Christ voit, à agir comme Il agit, à servir les autres comme Il les sert... Les réalités auxquelles nous sommes confrontés sont complexes. Il n’est pas simple ni aisé de « reconnaitre quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de Lui plaire, ce qui est parfait » (Rm 12,2). Chacun apprend peu à peu à éclairer sa conscience à la lumière de l’Esprit, grâce à la méditation de la Parole de Dieu, à la prière personnelle et communautaire, à l’Eucharistie, à la pratique de la charité au sens fort de ce mot. Ainsi peut-il discerner les appels de Dieu pour s’humaniser en vérité et humaniser les autres selon l’Evangile. L’Esprit, aux ressources inépuisables, nous soutient en permanence dans cette recherche et ce combat qui ne s’achèveront que dans le face-à-face avec la Trinité.

L’Esprit nous apprend aussi à discerner « les merveilles de Dieu » (Actes 2) dans notre monde actuel. Car Dieu n’a pas agi qu’à la Résurrection du Christ et à la première Pentecôte. Il ne cesse d’agir tous les jours. C’est avec les yeux de la foi que nous pouvons nous en rendre compte. Le concile Vatican II affirme avec force « Mû par la foi, se sachant conduit par l’Esprit du Seigneur qui remplit l’univers, le peuple de Dieu s’efforce de discerner ... les signes véritables de la présence ou du dessein de Dieu » (GS 11). 

Le catéchisme des évêques de France développe cette conviction en disant : « Le croyant peut légitiment discerner dans les progrès de la justice et de la liberté parmi les hommes un signe et une ébauche du Royaume qui vient » (256). Une telle démarche est celle des « signes des temps ». Si le confirmé prend l’habitude de cette contemplation, il sera étonné de découvrir autant de merveilles de Dieu dans sa vie personnelle comme dans notre société actuelle. Car l’Esprit-Saint n’a pas déserté notre monde et il l’anime toujours. 


PARTICIPER A LA MISSION DE L’EGLISE
Ce discernement ne peut pas être réalisé de manière isolée. Chaque confirmé a besoin des autres, il y parvient avec toute l’Eglise. Le sacrement qu’il a reçu une fois pour toutes l’associe précisément à la mission de l’Eglise. Celle-ci, comme chacun le sait, consiste à témoigner du Christ pour qu’Il soit davantage connu, aimé et suivi. A commencer par les chrétiens eux-mêmes. 

Il en est ainsi depuis la Pentecôte. Chaque génération est appelée à écrire un nouveau chapitre des Actes des Apôtres. En rayonnant la foi, l’espérance et la charité. En reconnaissant Dieu comme le Père de l’humanité entière. En contribuant à développer la fraternité pour que chaque être humain soit reconnu dans sa dignité inaliénable. En agissant pour que notre monde devienne le Royaume de Dieu. En proposant la méditation de la Parole de Dieu relue à l’expérience des chrétiens depuis 2000 ans. En rendant grâce à Dieu par le Fils dans l’Esprit à chaque Eucharistie. En célébrant les autres sacrements pour la construction du Corps du Christ. 

Les lettres des confirmands, jeunes et adultes, expriment souvent avec bonheur cette découverte de l’identité véritable de l’Eglise, au-delà des clichés superficiels. Certains de ces hommes et de ces femmes, de ces garçons et de ces filles désirent être associés de manière solide à ces activités ecclésiales. Mais nos communautés catholiques ne savent pas encore comment s’y prendre pour accueillir les dynamismes de ces nouveaux chrétiens. Pourtant personne n’est de trop dans l’Eglise. Celle-ci a besoin de chaque baptisé pour assurer sa mission. Sans doute, ne sommes-nous pas assez attentifs aux inspirations de l’Esprit-Saint qui nous invite à faire une plus grande place à ceux qui frappent à nos portes.

Enfin, il est utile de rappeler que cet affermissement du lien avec l’Eglise est aussi signifié par l’évêque. Le catéchisme français précise : « En Occident, c’est habituellement l’évêque qui donne le sacrement  (Il peut en concéder la faculté à des prêtres déterminés). Ainsi la confirmation est plus clairement reliée à la première effusion de l’Esprit-Saint au jour de la Pentecôte. En effet, les Apôtres, après avoir été remplis de l’Esprit-Saint, le transmirent eux-mêmes par l’imposition des mains à ceux qui crurent. Ainsi, le fait de recevoir l’Esprit-Saint par le ministère de l’évêque met davantage en valeur le lien qui rattache les confirmés à toute l’Eglise, et le commandement reçu du Christ de rendre témoignage au milieu des hommes » (rituel romain, 7). 

Une célébration diocésaine, comme celle qui s’annonce à Saintes le 8 juin, développera cette dimension ecclésiale qui est essentielle au sacrement de la confirmation. 

+ Bernard Housset
Evêque de La Rochelle et Saintes
Novembre 2013

mercredi 30 octobre 2013

Avec les paroisses de Saintes rive-gauche et Saintes rive droite

L’accent mis sur les personnes sur le seuil

Le secteur pastoral Saintes rive gauche et rive droite déploie cette année 3 initiatives au service du chantier « Renouveler la proposition de la foi ». Voici lesquelles :
- La mise en place d’un groupe de formation pour des personnes du seuil. Il ne s’agit pas de proposer un cycle de formation mais des rencontres destinées à répondre aux interrogations des personnes sur le seuil par un dialogue simple mais construit. Les paroissiens sont encouragés à inviter les personnes sur le seuil qu’ils rencontrent de manière exceptionnelle : par exemple des parents à l’inscription d’un enfant au catéchisme ou d’un jeune en aumônerie, des adultes lors de demandes de baptême, de mariage, ou à l’occasion de la préparation d’une célébration d’obsèques, etc. Chaque paroissien qui invite s’engage à participer au moins au premier rendez-vous. 
- La dynamique "Une heure et demie avec". Elle se concrétise par un temps de convivialité, un temps d’échange - enseignement, ainsi qu’un temps de prière. Le premier thème abordé est large. Si les participants le désirent, ils peuvent ensuite se retrouver autour de sujets qu’ils auront eux-mêmes suscités. Une rencontre est proposée chaque mois, il n’est pas obligatoire de participer à toutes les rencontres. Une équipe de pilotage de cette initiative a été constituée avec une responsable, un couple et un prêtre.
- Proposer la confirmation en vue de la célébration diocésaine de confirmation du 8 juin 2014 en la cathédrale de Saintes. Une équipe a été constituée avec une responsable, un couple et un prêtre. Un tract est adressé à tous les adultes baptisés non confirmés qui souhaiteraient se préparer à la confirmation. Une rencontre leur est proposée chaque mois jusqu’en avril.

Dans le secteur de Saint-Jean d’Angély

Un parcours pour adultes en vue du 8 juin

Dans leur journal de novembre 2013, les paroisses Saint-Jean Baptiste et le secteur pastoral de Loulay (secteurs de Saint-Jean d’Angély) annoncent qu’un parcours sera proposé aux adultes qui n’ont « pas reçu le sacrement de Confirmation dans leur jeunesse ». Ce parcours se déroulera à la maison paroissiale de Saint-Jean d’Angély et s’échelonnera sur quelques rencontres. Il permettra de préparer la cérémonie de confirmation diocésaine qui aura lieu le 8 juin à Saintes.


mardi 5 mars 2013

Dans le secteur de Saujon - Cozes

« La poterie pour faire découvrir la Bible aux enfants»  

La poterie pour faire découvrir la Bible aux enfants ? C’est possible. La preuve : les enfants du catéchisme de la commune de Cozes ont vécu la parole de « Jérémie chez le potier » (Jérémie, chapitre 18, verset 6) à Sablonceaux en décembre 2012. C’est le potier du magasin de l’abbaye qui l’a mise en scène au travers un atelier. Une façon de rappeler que Dieu fait et refait du neuf et du beau avec son peuple, mais aussi avec nous quand nous sommes cassés.

mercredi 5 décembre 2012

Les chrétiens du secteur paroissial de Châtelaillon

« Parler de la foi avec des mots simples »

Ce groupe de réflexion fait une proposition autour du langage.
  • Préalablement, organiser un accueil chaleureux aux  messes.  
  • Utiliser le vocabulaire de l’autre pour être compris. Expliquer la foi avec des mots simples (cela demande une préparation).

jeudi 23 février 2012

Message audio de Mgr Housset

« La baisse du nombre de catéchisés n’est pas une fatalité »

Ce message audio détaille et complète le précédent message vidéo. 
Cliquez sur le lien en dessous de la photo.
Durée : environ 10 mn.

Mgr Bernard Housset, évêque de La Rochelle et Saintes.
http://www.rcf.fr/sites/default/files/diffusions/RCF17/RCF17_EVEQUE_20120204_1150.mp3
Photo : Service communication, diocèse 17.


Réalisation : RCF 17 (podcast).

mardi 2 août 2011

Notre démarche diocésaine a mûri spirituellement

Notre démarche diocésaine a mûri spirituellement par la méditation de trois paraboles évangéliques sur la semence durant le Carême et/ou le temps pascal. Elle a bénéficié d’une préparation soignée, grâce à tous ceux et celles qui y ont contribué et dont le travail a été coordonné par notre comité de pilotage diocésain.


Elle a été publiquement lancée durant une belle célébration de la Parole  de Dieu, en fin d’après-midi de l’Ascension. Elle va maintenant prendre son essor dans nos paroisses et doyennés, mouvements et services, établissements catholiques d’enseignement et groupes divers. Nous sommes à pied d’œuvre, en sachant que c’est en forgeant qu’on devient forgeron.


Au fur et à mesure de notre marche, nous allons prendre conscience de dynamismes réels, nous heurter à des obstacles imprévus, ressentir des appels nouveaux de l’Esprit Saint, tout en lui demandant de féconder nos actions et d’étoffer notre communion diocésaine. Pour l’instant, répondons à quelques questions.


Combien de temps durera la démarche ?


Au moins trois ans. Pour qu’elle s’enracine dans chacun des trois sacrements d’initiation : baptême, confirmation, eucharistie. Et pour que les six chantiers soient réalisés de manière solide et non pas superficielle.


L’intérêt des groupes qui ont "parlé la Parole", c’est-à-dire ont médité des textes bibliques montre que les catholiques sont de plus en plus poussés à prendre appui sur la Parole de Dieu.


Comme l’écrit Benoit XVI dans son exhortation Verbum Domini, « l’Eglise est fondée sur la Parole de Dieu ; elle en naît et en vit. Tout au long de son histoire, le peuple de Dieu a toujours trouvé en elle sa force et, aujourd’hui encore, la communauté ecclésiale grandit dans l’écoute, dans la célébration et dans l’étude de la Parole de Dieu ».


Certains n’ont pas hésité à inviter à ces groupes des personnes qui ne sont pas pratiquantes de l’Eucharistie. Elles ont manifesté un réel intérêt pour ce partage de la Parole. Pourquoi ne pas renouveler ces invitations et les ouvrir à d’autres personnes, pour méditer les nouvelles fiches qui vont être proposées sur le baptême ?


Trois ans ne seront pas de trop. Il faut du temps à chacun de nous pour découvrir et goûter la Parole de Dieu. Il faut de la persévérance pour qu’elle germe dans la bonne terre (cf. évangile du 15ème dimanche). Il faut de la patience pour ne pas arracher l’ivraie avant le temps prévu (cf. évangile du 16ème dimanche). Respectons les rythmes de croissance du Corps du Christ.


Est-ce que six chantiers, ce n’est pas trop compliqué ?


Certains peuvent avoir cette impression en feuilletant la brochure qui les présente. Mais nous voulons que le plus possible de catholiques se laissent ensemencer par l’Evangile pour le semer autour d’eux.

Un seul chantier n’est donc pas suffisant pour que chacun s’y engage avec joie et intérêt. Il en faut pour tous les goûts.


D’autant que notre société est pluraliste dans tous les domaines, les gens sont de plus en plus habitués à choisir. La pédagogie du choix s’est généralisée. C’est par une action choisie librement que l’on grandit en responsabilité et que l’on prend confiance en soi. Pourquoi n’en serait-il pas de même dans l’Eglise ?


Si le chantier est imposé d’en haut, de manière centralisée, le nombre de personnes qui y participeront sera restreint. Si le chantier est choisi librement, davantage y contribueront de manière responsable.


L’histoire de l’Eglise montre que, chaque fois qu’elle a succombé au centralisme, c’est au détriment de sa vitalité. Par contre, quand l’autorité fait confiance aux initiatives multiples, les membres du Corps ecclésial font preuve de dynamisme apostolique.


Plus il y aura d’initiatives dans la réalisation des chantiers, plus l’objectif de la démarche diocésaine sera atteint. Le rôle de ceux et celles qui assurent une responsabilité de gouvernance dans les lieux et groupes d’Eglise et dans le comité de pilotage diocésain est d’assurer une coordination et une régulation des constructions des chantiers. Ainsi, par exemple, pourra-t-il y avoir, pour deux chantiers choisis la même année, un laissé à la libre initiative et l’autre commun à la paroisse, au doyenné, au mouvement ou au service.


Tous les baptisés sont-ils capables d’être semeurs d’Evangile ?


A cette question, notre foi nous fait répondre oui, sans aucun doute. Malgré des apparences contraires. Car le baptême, comme le rappelle Jean-Paul II dans son exhortation "Les fidèles du Christ laïcs", « nous fait naître à la vie d’enfants de Dieu, il nous unit à Jésus-Christ et à son Corps qui est l’Eglise, il nous confère l’onction dans l’Esprit-Saint en faisant de nous des temples spirituels » (n°10).


Certes, un certain nombre de baptisés ne veulent pas prendre au sérieux le sacrement qu’ils ont reçu à leur naissance ou quelques années plus tard. Mais tous ceux qui le désirent ont la capacité d’être responsables d’initiatives pour être missionnaires. A condition qu’on leur fasse confiance et qu’on leur en donne les moyens, par une formation adaptée. Nier la responsabilité possible des baptisés, c’est nier le don de Dieu. Car celui-ci est toujours une tâche à accomplir.


Bien entendu, nous sommes tous tentés par la force d’inertie. Dans l’Eglise comme dans la société.

Le père Bruno Chenu le constate avec humour, dans son livre "L’urgence prophétique", en reprenant une citation de Paul : « Maintenant ces trois réalités demeurent la foi, l’espérance et la charité mais la plus grande des trois, c’est le statu quo » (p.153).


Mais l’Esprit-Saint est plus fort que nos inerties. Il peut transformer « des pierres en enfants d’Abraham » (cf Mt 3,9). Il peut nous transfigurer pour que nous devenions, jour après jour, de véritables semeurs d’Evangile en nous et autour de nous. Que cette conviction nous anime en cette première étape de notre démarche.


+ Bernard Housset

Evêque de La Rochelle et Saintes

jeudi 2 juin 2011

Quelle préparation spirituelle pour la démarche ?

Après des mois de préparation soignée et avant le lancement officiel de notre démarche diocésaine, les catholiques qui l’ont voulu, s’y sont préparés spirituellement. 500 groupes environ ont médité trois paraboles évangéliques de la semence, selon un schéma préparé par le service diocésain de l’animation spirituelle.

Ce service a proposé aux animateurs de groupes de lui renvoyer une feuille d’évaluation. Une cinquantaine, à ce jour, l’ont fait. C’est une proportion importante, qui montre qu’un tel partage de
la Parole de Dieu a suscité un réel intérêt.

Je vous livre les appréciations de quelques groupes, disposées selon le plan proposé :

Un appel pour notre communauté

« Recevoir la semence et la transmettre aux autres en espérant que ça portera du fruit un jour. »

« Se sentir responsables de l’évangélisation dans tous les milieux de vie qui sont les nôtres. Après un temps d’enfouissement, ne pas craindre de se rendre visibles. Ne pas se dérober à ceux qui cherchent des témoins... Le terreau où germe la graine est aussi ce qui a pourri, ce qui s’est décomposé.
Nos échecs, nos renoncements, notre histoire, souvent chaotique, constituent ce terreau. Rester confiants en la cohérence de la Promesse divine. »

« Oser appeler, oser demander pour inciter les uns ou les autres à s’impliquer (voisins, famille). »

« Ces paraboles nous invitent à avoir foi dans le Semeur, en la puissance de sa seule Parole ... Si nous voulons être missionnaires, il nous faut d’abord consentir à nous laisser ensemencer nous-mêmes. »

« Que notre communauté, le secteur, suscitent des moyens concrets et adaptés pour que les nouveaux baptisés se sentent bien dans la famille qu’est l’Eglise. »

« Un appel à semer auprès des jeunes générations. »

 
Un appel pour notre Eglise diocésaine

« Trouver en chacun de nous la bonne terre. »

« Nous nous apercevons que nous ne sommes pas "ouverts" sur l’Eglise diocésaine. Faisons un effort dans la communication pour savoir ce qui existe ailleurs : Maisons d’Evangile, Jeudis de Burie, Glorious, etc. Participons davantage aux rencontres diocésaines proposées. »

« Nous avons à faire des efforts pour travailler ensemble dans nos paroisses. L’unité dans la diversité. »

« Oser mettre en priorité la Parole de Dieu. »

« Que notre Eglise soit proche de tout homme, en particulier des plus petits. Qu’elle soit inventive dans la communication entre tous. »

« Une sépulture chrétienne, en rural surtout, amène beaucoup de monde à l’église. Nous avons comparé cette assemblée à un champ avec du bon grain et de l’ivraie. Nous devons nourrir le tout avec plus de soin que jamais et laisser Dieu essayer de transformer quelque ivraie en bon grain. »

« Qu’elle nous propose toujours des rencontres (pèlerinages, actions) où nous grandissons ensemble. »
Une prière d’action de grâce ou de demande


« Merci au diocèse de nous permettre de réfléchir ensemble à la Parole de Jésus. »

« Pendant 1h30, nous sommes sortis de notre isolement pour qu’ensemble, éclairés par l’Esprit, nous puissions nous convaincre de l’importance des semailles. Celui que ne sème pas est vide d’espérance. Celui qui sème n’est pas assuré des récoltes mais il peut être porté par l’espérance. »

« Transformer la Terre aride en bonne terre. Oser se présenter comme chrétien. La foi doit être accessible à tous. »

« Merci pour ces groupes "semeurs d’Evangile" qui se constituent. Merci pour l’incarnation du Seigneur "semence dans notre terre". Demandons d’accueillir le grain et d’être toujours plus attentifs et compréhensifs. »

« Merci, Jésus, pour ce groupe de réflexion. Nous reconnaissons les bienfaits dont Tu nous combles. Que ton Esprit nous aide à partager ce que nous recevons de toi et à être de bons semeurs. »

« Merci, Seigneur, pour ces rencontres qui fortifient notre foi. Ce partage qui nous aide à grandir ensemble. Ce temps passé avec toi. Ensemble la moisson sera plus facile. »

De telles évaluations sont fort encourageantes pour le déroulement de notre démarche diocésaine et sa fécondité missionnaire. Car celle-ci est assurée par le Christ qui, grâce à son Esprit, envoie ses baptisés pour Le faire connaître et aimer. Et c’est par sa Parole et ses sacrements qu’Il s’unit à tous ceux et celles qui veulent bien L’écouter et Le recevoir.

Peu à peu, les catholiques vont se rendre compte de l’importance de parler la Parole en petits groupes. Cette manière de faire enrichira peu à peu l’accueil de l’homélie dominicale, durant laquelle le prêtre ou le diacre commente les textes bibliques. Ceux-ci seront mieux perçus et approfondis par les fidèles.

N’hésitons pas à inviter largement à ces groupes de Parole. Ouvrons-les à des personnes qui, sans venir à la messe, sont en recherche spirituelle.

Notre démarche va s’échelonner sur trois ans. Chaque année, des fiches spirituelles présenteront, à tour de rôle, les trois sacrements d’initiation : Baptême, Confirmation et Eucharistie.

Ainsi, la mise en œuvre des six chantiers aura comme fondement le cœur de notre foi au Christ Vivant.

+ Bernard Housset
Evêque de la Rochelle et Saintes

lundi 2 août 2010

Pourquoi une démarche diocésaine ?

Notre diocèse a été marqué par plusieurs réalisations communes d’envergure. Avec Mgr Favreau, ce fut « Chemins d’Avenir ». Mgr David lança « Au souffle de l’Esprit-Saint, cap sur l’an 2000 ». Le synode, à l’initiative de Mgr Pontier, continue de porter ses fruits, comme les escales synodales de 2008 en ont pris la mesure.

Ces derniers mois, peu à peu, a mûri le projet d’une nouvelle démarche diocésaine, dans plusieurs instances : conseil épiscopal, conseil presbytéral, conseil pastoral diocésain.

L’année 2010/2011 sera celle de sa préparation par tous ceux et celles qui voudront bien y adhérer dans les paroisses, doyennés, mouvements et services. Car chacun de ceux-ci pourra y trouver son compte en fonction de ses capacités et de ses compétences et répondre à l’appel du Seigneur formulé au baptême.

Contenu de cette démarche 

D’ailleurs, pas mal d’éléments de cette démarche ne sont pas nouveaux. Car ils concernent la mission durable de l’Eglise. Les éléments nouveaux s’inscrivent eux aussi dans cette mission que l’Eglise essaie d’assurer depuis la première Pentecôte. Il ne s’agit pas de réaliser des choses en plus, il s’agit de les mener ensemble, en commun, en Eglise diocésaine.

Car la communion est nécessaire pour que la mission soit fructueuse, même si elle n’est jamais facile. Chacun de nous a souvent tendance à s’installer à son compte, à devenir propriétaire de son ministère ou de sa charge ecclésiale, à se replier sur lui-même. Six chantiers constituent le contenu de cette démarche d’évangélisation. Ils s’inscrivent de manière équilibrée dans les trois axes de la mission :

Annoncer le Christ :

- Renouveler les pédagogies de la proposition de la foi dans le dynamisme d’Ecclesia 2007 (par exemple catéchèse intergénérationnelle, première annonce, etc.)
- Ré-évangéliser le sens de Noël.


Célébrer le Christ :

- Stimuler la préparation et la célébration du sacrement de Baptême comme un temps privilégié pour accéder au cœur de la foi.
- Idem pour le mariage.

Servir la société au nom du Christ :

- Partager des expériences de responsabilité éducative (initiative du conseil pastoral diocésain).
- Diaconia 2013 : servons la fraternité (initiative du conseil national pour la solidarité) pour que les personnes en situation de précarité ou de marginalité soient considérées par et dans nos communautés catholiques et de manière plus conviviale.
Des équipes préparent un dossier sur chacun des six chantiers. Disponibles dans quelques semaines, ils permettront aux paroisses, doyennés, mouvements et services de s’approprier la démarche et d’y contribuer. Quatre étapes baliseront l’itinéraire de chaque dossier :


- Argumentaire et convictions pastorales
- Présentation de quelques expériences déjà vécues dans le diocèse
- Invitation à faire le point : où en est notre communauté ?
- Comment faire un pas de plus, continuer la route et avancer ?


Après neuf mois de préparation, le lancement pourrait débuter officiellement le jeudi de l’Ascension.

Préparation spirituelle d’abord
Les chantiers ne feront pas progresser l’évangélisation s’ils ne sont pas réalisés par des personnes de plus en plus unies au Christ grâce à son Esprit-Saint et prenant appui en permanence sur la Parole de Dieu.

Des fiches sont en cours de réalisation par une équipe constituée, comme il convient, autour du service d’animation spirituelle. Elles seront articulées sur le thème de la semence (paraboles du semeur, du sénevé, du bon grain et de l’ivraie, du grain de blé qui meurt pour devenir un bel épi, etc.). Cette simple énumération montre la richesse de cette réalité évangélique et la multiplicité des partages possibles de la Parole de Dieu entre membres de communautés.

Celles-ci pourront s’y aventurer soit durant le Carême, soit durant le temps pascal, soit durant ces trois mois, à la convenance de chacune. Il pourra y avoir aussi un regard éclairé par les communautés chrétiennes des Actes des Apôtres qui sont et seront toujours des références pour la vie ecclésiale.

Cette méditation en équipes s’inspirera bien entendu de l’expérience des Maisons de l’Evangile menée par certaines paroisses et de celle des équipes synodales qui n’ont pas été oubliées.

Visée de cette démarche

Elle est claire :

- Que les catholiques, à commencer par nous-mêmes, se laissent davantage ensemencer par l’Evangile en accueillant mieux la personne du Christ Ressuscité.

- Que davantage de catholiques de Charente-Maritime se sentent responsables de proposer le Christ vivant, à partir de leur expérience chrétienne, à des personnes qui cherchent un sens à leur existence et un salut actuel :
Ceux et celles qui frappent à la porte de l’Eglise à l’occasion de fêtes religieuses ou de deuils familiaux,
Ceux et celles qui demandent des sacrements,
Ceux et celles qui sont désireux de découvrir la source et le sommet de leurs engagements de solidarité.
Sans oublier les membres de la famille proche et élargie et les amis ou connaissances.
Si nous, chrétiens, nous ne semons pas l’Evangile, personne ne le fera. Le Christ compte sur nous pour être mieux connu et manifester son salut à chaque personne.

Cette démarche se réfère à notre baptême. Car ce sacrement primordial de la vie chrétienne ne se contente pas de transformer la personne qui le reçoit en fils ou fille de Dieu. Il lui confie une mission, comme tout sacrement. Une lettre pastorale que je publierai pour l’Avent le rappellera.

Evidemment une telle démarche s’échelonnera sur plusieurs années. Car toute évangélisation ou re-évangélisation demande du temps. Dieu n’est pas pressé. Il ne faut pas se bousculer mais donner du temps au temps. Surtout quand il s’agit d’une réalité aussi importante et vitale que l’accueil en Eglise de l’Amour et de l’Estime de la Trinité.

Faisons nôtre le conseil de l’apôtre Paul : « A semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement. Chacun doit donner comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte ; car Dieu aime celui qui donne joyeusement... Dieu qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine, il la multipliera, il donnera toujours plus de fruit à ce que vous accomplirez dans la justice » (II Cor 9, 6-10).

Que Dieu donne du fruit à notre démarche diocésaine ! Nous confions celle-ci à Marie en son Assomption.

+ Bernard Housset
Evêque de La Rochelle et Saintes
15 aout 2010